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VERBATIM

«Nous ne faisons pas que percevoir des subventions, nous nourrissons le pays»

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Ce mardi matin, à Paris, près de la place de la Bastille. (AFP)
Publié le 27/04/2010 à 18h26, mis à jour le 27/04/2010 à 22h20

Michel Fouchault, 55 ans, est agriculteur près de Meaux (Seine-et-Marne). Après sa formation en école d'ingénieur agricole à Angers, il a travaillé en chambre d'agriculture pendant six ans. Puis a pris la tête de son exploitation céréalière en 1986. Pour Liberation.fr, ce syndiqué à la FNSEA et maire de Crouy-sur-Ourcq (Seine-et-Marne) détaille son quotidien professionnel et les difficultés qu'il rencontre.

L'époque des «100 quintaux»

«Dans les années 1975-1980, c'était l'époque dite des 100 quintaux, c'est-à-dire des 10 tonnes de blé à l'hectare. Nous étions dans une recherche de productivité maximale. J'ai connu la fin de cela. Actuellement, on est revenu à une productivité plus raisonnée.»

Son activité

«Ma production se partage  entre blé et orge pour moitié, colza, maïs, betteraves et fèves alimentaires (exportées en Egypte) pour l'autre moitié. Depuis peu, sur 7 hectares, je me suis lancé dans le chanvre qui sert pour l'isolation dans l'éco-bâtiment. Et je vais étendre cette culture dans les années qui viennent, car c'est un créneau très porteur.»

Pourquoi il manifeste

«Nous n'avons pas de visibilité, même à court terme. Les prix des céréales sont calés sur les cours mondiaux. En 2007, les cours du blé se sont enflammés parce qu'il y avait une sous-production au niveau mondial. La tonne est montée jusqu'à 300 euros. Malheureusement, moi, j'avais déjà vendu ma production... Actuellement, nous sommes à 100-110 euros la tonne. Mais pour que mon activité soit rentable, il faut que je vende la tonne à 130 euros.

«Je manifeste aussi aujourd

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