Alstom va-t-il vendre son fleuron technologique aux chinois ? La rumeur court à Paris et à Pékin que le groupe aurait fini par se résoudre à négocier avec Pékin sur l'AGV, son TGV de quatrième génération, dont les premiers exemplaires vont entrer en service l'an prochain. La phrase choc de Kim Chan, directeur d'Alstom Transport dans le pays, a relancé les spéculations. «Pour soutenir l'entrée de l'AGV en Chine, nous sommes flexibles sur les transferts de technologie», déclarait-il le 8 mars au China Daily.
Pour l’industriel français, c’est une volte-face complète. Il y a encore quelques mois, Alstom refusait en bloc d’offrir sur un plateau à la Chine son nouveau bébé, dévoilé en février 2008. L’AGV, c’est la crème de la grande vitesse à la française : un train supersilencieux et économe en énergie, capable de filer à 360 km/h (contre 320 pour les TGV actuels exploités en France).
Souvenir. C'est aussi le tout premier TGV spécifiquement conçu pour l'exportation, sans partenariat avec la SNCF. Or, Alstom n'en a vendu que 25 exemplaires, à l'opérateur privé italien NTV. Et voulait remporter quelques contrats supplémentaires avant de laisser les Chinois lui piller son meilleur train. «Nous ne sommes pas prêts à transférer la technologie de l'AGV. Nous voulons d'abord terminer de la déployer et la vendre chez certains clients», confiait en 2008 un dirigeant du groupe.
Alstom a été pourtant le premier constructeur ferroviaire occidental à c




