L’entrée d’Israël cette semaine dans l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) devrait décupler l’intérêt des investisseurs étrangers pour l’Etat hébreu en le faisant accéder, après vingt ans d’attente, au «club des pays développés». Sur le plan diplomatique, c’est une bouffée d’oxygène pour Israël, isolé sur la scène internationale depuis son intervention militaire très critiquée de janvier 2009 à Gaza. Les 31 pays membres de l’OCDE ont voté lundi, à l’unanimité, l’entrée d’Israël dans l’organisation, en même temps que celles de la Slovénie et de l’Estonie.
D'un point de vue purement économique, Israël devrait être membre de l'OCDE depuis longtemps, souligne Dan Ben-David, professeur d'économie à l'université de Tel-Aviv : «Notre PNB par habitant est supérieur à celui d'un tiers des pays faisant déjà partie de l'OCDE, comme la Turquie, la Grèce ou le Mexique. Notre secteur high-tech fait partie des meilleurs mondiaux, juste derrière la Silicon Valley et le MIT [Institut de technologie du Massachusetts]. L'espérance de vie et le taux de mortalité infantile en Israël sont comparables à ceux de la France ou des Etats-Unis.»
Objections. Sans jamais les mentionner explicitement, l'OCDE avait jusqu'à présent éconduit Israël pour des raisons politiques : enlisement des négociations avec les Palestiniens et poursuite de l'occupation de territoires. Ces objections ont finalement été abandonnées grâce au lobbying efficace du




