Que dit le chef économiste de la Banque centrale européenne, Jürgen Stark, du plan de soutien à la zone euro ? Qu'il «n'a fait que gagner du temps, rien de plus». Qu'a répété hier Angela Merkel, la chancelière allemande ? «Tout ce que nous avons fait avec [ces plans], c'est gagner du temps pour que les disparités de compétitivité et d'écart de déficits entre les pays de la zone euro soient réglées.»
Qu'a rappelé hier le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn ? Qu'il était convaincu que si l'Europe «avait géré le problème en février, le coût aurait été moins important». Mais cela a «pris trop de temps», estime-t-il dans le journal grec Ethnos (1). DSK, qui, au passage, tente encore de corriger le tir. Après s'être dit, dans le Monde,«admiratif de l'extrême rigueur choisie à Athènes», il assure : «Si j'étais membre d'un syndicat grec, je manifesterais probablement de la même façon» (lire aussi page 13).
L'Eurogroupe, qui rassemble les ministres des Finances de la zone euro, se réunit aujourd'hui et demain à Bruxelles. Pour la troisième fois en trois semaines. Il devra donc encore tenter de «rassurer» alors que de toutes parts, les leçons, façon pompiers incendiaires, fusent. A l'image de Paul Volcker, conseiller économique de Barack Obama, qui a évoqué vendredi l'hypothèse d'une «désintégration» de la zone euro. Alimentant la chute de la monnaie unique qui a perdu 4% de sa valeur




