«La France ne sacrifiera pas son agriculture», et le Président ne sacrifiera pas son électorat traditionnel avec. Hier à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a réuni les patrons de la grande distribution et les acteurs du monde agricole pour parler fruits et légumes. Depuis deux ans, la filière subit la volatilité des cours agricoles et les producteurs se retrouvent à vendre leur production à perte aux centrales d'achat ou directement aux distributeurs. Difficile de ne pas agiter une annonce, d'autant qu'à partir d'aujourd'hui, le Sénat examine la loi de modernisation de l'agriculture (LMA) pour une adoption prévue avant l'été. Occasion toute trouvée pour Sarkozy d'en dévoiler les grandes lignes.
Quelles mesures vont donc permettre une «rémunération plus juste de nos agriculteurs» ? Et bien, pas bézef. Le projet de la LMA rendra bien obligatoire la «conclusion de contrats écrits entre producteurs et acheteurs» indiquant les volumes d'achat et les modalités de fixation des prix. En l'absence d'accord - avant fin 2010 pour les fruits et légumes et le lait -, le gouvernement prévoit même de «procéder par décret».
Pour doper la consommation «made in France», Sarkozy a aussi déclaré avoir obtenu l'accord des différents acteurs (industriels, agriculteurs et distributeurs) pour que «l'origine française soit mentionnée sur les produits qui contiennent plus de 50% d'ingrédients de cette origine». Enfin, les distributeurs s'engagent à modérer l




