Un bond de 13% en une semaine ! Malgré l'annonce vendredi de profits en baisse, l'action EADS est dopée par la baisse de l'euro. C'est que la parité monétaire est le cheval de bataille du groupe, qui fabrique ses Airbus en euros pour les vendre en dollars. Le taux de change défavorable a amputé le résultat d'EADS de «3 milliards d'euros en trois ans», notait en janvier son patron, Louis Gallois. Le maintien d'un euro à 1,23 dollar lui rapporterait, à terme, un milliard d'euros par an !
C'est le b.a.-ba de l'économie : une monnaie faible diminue le coût du travail et des produits made in France, et favorise donc les exportations. Plombés par l'euro fort pendant des années, les industriels tricolores vont bénéficier d'une vraie bouffée d'oxygène. «C'est une bonne nouvelle. Ça va permettre aux entreprises d'être un peu plus compétitives», se félicite Jean-François Roubaud, président de la Confédération générale des PME. «Cela ne peut être que bénéfique», ajoute le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi.
Pharmacie. L'embellie se voit déjà dans les chiffres du commerce extérieur. Les exportations françaises ont progressé de 5,2% au premier trimestre à 31,4 milliards d'euros, leur meilleur niveau depuis décembre 2008. Avec de très belles performances pour les industries traditionnelles comme les métaux, la chimie, le matériel électrique, la pharmacie et l'agroalimentaire.
L'effet d'aubaine est variable selon les secteurs. «75% de no




