«Au delà des mesures techniques, il est aujourd’hui souhaitable, comme l’a proposé le Président Obama (Plan Volcker), de limiter la taille des établissements qui conduisent des activités spéculatives et de séparer les activités de dépôt et d’investissement.» C’est présenter là aux banques françaises l’addition de la crise des subprimes. Laquelle aurait plongé la planète finance dans une paralysie léthale sans l’intervention musclée et coûteuse des Etats. Le PS s’appuie sur un raisonnement simple: le désastre est né de la possibilité donnée aux banques de consacrer une partie significative de l’épargne collectée non à leur métier originel, l’octroi de crédits aux entreprises et aux ménages, mais à la spéculation sur les marchés, activité réputée plus rentable. En clair, les banques dites «universelles» auraient usé de leur pouvoir de créer de la monnaie, bien public par excellence, pour jouer au casino. Quitte à faire supporter le risque de pertes aux pouvoirs publics, obligés de soutenir les mastodontes financiers pour limiter les dégâts sur l’économie réelle. C’est cette même idée qui dans le sillage de la Grande dépression, avait conduit en 1933 les Etat Unis à adopter le Glass Steagall Act, à savoir la séparation stricte entre banques de dépôt (détentrice du pouvoir de création monétaire) et banques d’investissement. Cette règlementation contraignante a fait dans les années 1990 avec l’explosion des marchés financiers le bonheur de leur concurrentes européennes, autorisé
«Sur la fiscalité, une réforme ambitieuse»
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Thomas Piketty . De sensibilité de gauche, il enseigne à l’Ecole de l’économie de Paris :
Publié le 20/05/2010 à 0h00
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