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BP ou l’enfumage en série

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Contrairement à ce qu’avait affirmé le pétrolier, le cinquième essai pour stopper la marée noire est un échec. Le groupe annonce d’ores et déjà une sixième et une septième solutions.

ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 31/05/2010 à 0h00

La cinquième solution a aussi échoué, mais British Petroleum nous rassure déjà : la sixième et même la septième option pour contenir le flot de pétrole, qui jaillit du fond du golfe du Mexique, sont déjà en vue. Un nouveau capuchon doit être posé sur la fuite, afin de recueillir le pétrole et le gaz qui se déversent au rythme de 1,9 à 3 millions de litres par jour (selon la dernière estimation des autorités américaines). Cela s'appelle un «Lower marine riser package cap» ou LMRP cap. L'opération pourrait prendre quatre à sept jours, a annoncé BP samedi. Elle ne permettra pas forcément de recueillir tout le flot mais la «majorité du gaz et du pétrole» pourrait être captée et dirigée vers un navire en surface, indiquait hier le directeur de BP, Bob Dudley. Comme toutes les précédentes solutions tentées depuis l'accident de la plateforme Deepwater Horizon, qui a explosé le 20 avril et sombré deux jours plus tard, ce LMRP cap s'annonce risqué et sans garantie de succès. Avant de mettre en place son nouveau capuchon, BP entend cette fois-ci sectionner le tuyau endommagé qui relie le puits à la plateforme échouée au fond de l'océan. Cela entraînera «peut-être une petite augmentation» du flot de pétrole s'écoulant dans la nature, reconnaissait dimanche Bob Dudley, «mais pas une grosse, et peut-être aucune augmentation».

Robots. Début mai, BP avait déjà tenu le monde en haleine avec une tentative de capuchonnage de son puits. Une é

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