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Wendel: la cousine veut toujours la tête du baron

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La «rebelle» Sophie Boegner compte bien profiter de l’AG du groupe vendredi pour contester la gouvernance d’Ernest-Antoine Seillière, longtemps représentant des 950 héritiers de la holding familiale.

Sophie Boegner (ici en juin 2008). (Benoit Tessier / Reuters)
Publié le 31/05/2010 à 0h00

Cette année encore, il y aura de l’ambiance à l’Assemblée générale de Wendel, qui se tient vendredi. Sophie Boegner, la «cousine» rebelle de la famille, repart à l’offensive contre les dirigeants de la société d’investissement contrôlée par les 950 héritiers des maîtres des forges, et présidée par le plus illustre d’entre eux : l’ex-président du Medef Ernest-Antoine Seillière.

Tricentenaire. Le 10 mai, Sophie Boegner a dénoncé par courrier le parachute de 3,45 millions d'euros versé à l'ancien patron opérationnel du groupe, Jean-Bernard Lafonta, débarqué en 2009. Elle reproche aussi à Seillière de refuser le versement d'une redevance à la famille pour l'usage de la marque Wendel, valorisée 1,67 milliard d'euros.

De quoi interpeller les descendants de cette lignée tricentenaire, déjà fort ébranlés. Il y a eu l’investissement raté dans Saint-Gobain à l’automne 2007, qui n’en finit pas de plomber les finances du groupe (918 millions de pertes l’an dernier). Et surtout le colossal pactole consenti la même année aux dirigeants, pour lequel une instruction pour «abus de biens sociaux et recel» est en cours suite à une plainte de Sophie Boegner. Quinze cadres ont pu s’offrir à prix cassé près de 5% du capital du groupe. Soit une plus-value de 272 millions d’euros à l’époque des faits (41 millions au cours actuel), dont la moitié pour Lafonta et Seillière. Le tout quasiment net d’impôts.

Questionnaire. Résultat : Lafonta a dû céder son fauteuil à Frédé

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