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Pendant que BP rame, Barack Obama râle

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Pétrole . Le président américain de retour en Louisiane.

Barack Obama à Grand Isle (Louisiane), vendredi. (REUTERS)
ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 05/06/2010 à 0h00, mis à jour le 05/06/2010 à 9h22

Le capuchon est installé… mais le pétrole continuait à gicler vendredi soir, au vu des retransmissions en direct sur Internet des opérations autour du puits accidenté de British Petroleum, au fond du golfe du Mexique. Les plombiers sous-marins de BP ont réussi, après moult péripéties et une scie restée coincée plusieurs heures dans le tuyau, à trancher le conduit qui reliait le puits à la plateforme Deepwater Horizon, tombée au fond de l’océan le 22 avril.

Cette opération risque d’avoir encore accru, de 20% peut-être, la quantité de pétrole qui se répand, selon les calculs des autorités américaines toutefois très flous (1,9 à 3 millions de litres de pétrole se déverseraient chaque jour depuis le début de la catastrophe). Cette coupe a permis de poser sur le puits un nouveau capuchon qui, selon BP, réussissait vendredi à récupérer une partie du flot pour le diriger vers un navire en surface.

«Ça devrait marcher», assurait vendredi Doug Suttles, directeur des opérations de BP, expliquant que les robots sous-marins qui œuvrent autour du capuchon allaient peu à peu l'ajuster et tenter de fermer ses valves pour «l'optimiser». «Plus de 90% du flot» de pétrole pourrait être récupéré, indique le responsable. Moins optimiste cette fois-ci, l'amiral Thad Allen, chargé de superviser les efforts gouvernementaux, rappelle qu'il ne s'agira, au mieux, que d'une «réparation temporaire et partielle» en attendant que le puits soit scellé, en août seulement, v

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