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La missive stratégique d’Obama avant le G20

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états-unis . Dans une lettre adressée aux autres chefs d’Etats, il rappelle les objectifs du sommet de Pittsburgh.

ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 19/06/2010 à 0h00

Il y a encore beaucoup à faire pour les leaders du G20, qui se retrouveront les 26 et 27 juin à Toronto, s'ils veulent vraiment réaliser tous les engagements pris à Pittsburgh lors de leur dernier sommet, en septembre. Dans une lettre envoyée à tous ses pairs du G20, Obama exprime plusieurs «préoccupations» et rappelle que les promesses de Pittsburgh sont loin d'être réalisées. La croissance aura encore besoin d'être «protégée et renforcée», ce sera «notre plus grande priorité à Toronto», souligne Obama.

Sans donner de noms, le président américain vise dans cette lettre à la fois l'Europe, (les plans de réduction des déficits publics annoncés ces derniers mois inquiètent les Américains) et bien sûr toujours la Chine, qui n'a guère rééquilibré son commerce extérieur comme on le lui demandait en septembre. La consolidation budgétaire, qu'il tente lui-même aux Etats-Unis, doit être «souple» et à «moyen terme», écrit Obama : «Nous devons apprendre des erreurs commises par le passé, quand les mesures de relance avaient été supprimées trop vite.»

Son vice-président, Joe Biden, qui joue aussi un rôle de porte-parole officieux, a traduit : «Ce n'est pas le moment de lever le pied de l'accélérateur.» Au sujet de la Chine, sans la nommer, Obama écrit : «Je suis inquiet […] de la dépendance aux exportations toujours très fortes de certains pays qui ont déjà de forts excédents extérieurs.» Et de plaider encore une foi

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