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Récit

Le patron d’Air France-KLM : «Vous avez vu que je suis un édredon...»

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Dans une note interne que «Libération» s’est procuré, le directeur général Pierre-Henri Gourgeon se lâche . La fiscalité française ? «Un handicap.» Le bilan de la compagnie ? «Désastreux.»

Publié le 19/06/2010 à 0h00

Dur dur, d'être un patron en France. C'est en tout cas le cri du cœur lâché le 27 mai par le directeur général d'Air France-KLM, Pierre-Henri Gourgeon, lors du comité central d'entreprise (CCE) de la compagnie aérienne, dont Libération s'est procuré une copie. «Le système fiscal et social français est tel que c'est un handicap», s'est-il lamenté. A tel point qu'Air France a «peut-être» fait «une erreur» en implantant dans l'Hexagone sa compagnie à bas coûts Transavia. «Si l'on veut faire une [compagnie] low-cost, je déconseille à des gens qui voudraient y investir de l'argent de le faire en choisissant le modèle le plus coûteux en Europe qui est le système français», a-t-il asséné. Gourgeon estime que si le groupe avait payé ses taxes et charges sociales en Allemagne, «nous aurions 600 millions d'euros d'économies» sur l'année, soit la moitié de la perte d'exploitation historique (1,285 milliard) du groupe sur l'exercice 2009-2010. «Nous avons une vraie question sur ce point, a-t-il ajouté. Vous savez que nous interpellons les autorités, les parlementaires constamment depuis plusieurs années.»

Cadeau. La complainte du patron d'Air France vient d'être entendue. Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a annoncé mercredi soir un nouvel allégement de la taxe professionnelle pour les compagnies aériennes françaises. Soit un cadeau de plusieurs dizaines de millions d'euros, dont la maj

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