Menu
Libération
Récit

G20 de Toronto : «Vous avez un golf, ici ?»

Réservé aux abonnés

Une taxe bancaire généralisée ? On verra plus tard. Un engagement sur les déficits? A chacun de voir… Retour sur un sommet de «transition».

ParChristian Losson
Envoyé spécial en Ontario
Publié le 28/06/2010 à 0h00

Les «G» au point mort. Le G8 de Huntsville et le G20 de Toronto (qui s’achevait dans la nuit d’hier) ont davantage étalé divergences qu’avancées sur la sortie de crise. L’idée d’une taxe bancaire ou financière internationale est renvoyée aux calendes grecques, et si tous se sont engagés à réduire les déficits, c’est selon des modalités propres à chacun. Retour sur trois jours de statu quo avec piques et flops en toile de fond.

Où l’équipe G8 la joue comme les Bleus…

C'est un plan séquence subliminal. Telle une pub surannée pour une campagne électorale : huit chefs d'Etat, flanqués des VRP européens (Barroso et Van Rompuy), déambulent, faussement complices, avant de venir poser pour la photo souvenir. Une photo sur un carré de faux gazon, un comble, à 15 000 dollars (presque 12 000 euros). Cinq devant, cinq autres cinq mètres plus bas. Dont les chefs d'Etat italien, allemand, américain, français. En contre-plongée, les sherpas et conseillers pressent le pas. Nicolas Sarkozy tente vaguement de faire rire Angela Merkel ; Silvio Berlusconi luit d'un visage de cire figé ; Barack Obama sourit, béat. «Vous avez un golf, ici ?» fut la première question posée par l'Américain lorsqu'il a foulé le sol de Huntsville, à plus de 200 kilomètres de Toronto. Le G8 veut la jouer groupe uni, solidaire. Quand, de la taxe bancaire ou financière, à la politique de rigueur ou de relance, il se déchire (Libération de samedi). Séquence photo. Sarkozy semble tout exci

Dans la même rubrique