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Le «climategate» a fait long feu

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réchauffement . Une commission indépendante a blanchi les scientifiques dont les mails avaient été piratés. Tout en notant leur propension au secret.

Publié le 09/07/2010 à 0h00

Un millier de courriers électroniques piratés, des mots sortis de leur contexte, une fronde climato-sceptique d'envergure, c'étaient les ingrédients savoureux du scandale climatique, le climategate, qui s'est déroulé cet hiver. Sauf que le fameux climategate, dénoncé par tous ceux qui doutent de la réalité des changements climatiques, a fait pschiiit. Mercredi, un rapport indépendant a rétabli les faits : il n'y a pas eu de scandale, les experts climatiques incriminés sont intègres et les changements climatiques sont réellement en cours. N'en déplaise aux climato-sceptiques.

Déballage. En novembre, un millier de mails échangés sur une période de treize ans entre spécialistes du climat sont piratés et déversés sur le Web. Dans ces courriers privés, 160 interlocuteurs débattent, souvent vigoureusement, de leurs travaux respectifs. Parmi eux, des chercheurs de l'unité de recherche sur le climat (CRU), et leur directeur, Phil Jones, à l'université d'East Anglia (Royaume-Uni). Rien de grave, sauf que ce déballage survient quelques semaines avant la conférence onusienne sur le climat à Copenhague. Les opposants à la thèse d'un changement climatique profitent de l'aubaine, sortent des expressions de leur contexte et accusent les scientifiques de bidonner des courbes, de tricher et de minimiser les travaux qui ne les arrangent pas. Par extension, les sceptiques estiment que ces mails constituent la preuve que les scientifiques du Groupe intergouvernemental d

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