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Portrait

Sabeg, la diversité des casquettes

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Le défenseur des minorités se voit avant tout comme un industriel.

Publié le 09/08/2010 à 0h00

Nommé commissaire à la Diversité par Nicolas Sarkozy en 2008, Yazid Sabeg, 60 ans, est connu pour son combat citoyen en faveur des minorités et sa liberté de ton vis-à-vis de l’Elysée - il a critiqué la loi antiburqa et le débat sur l’identité nationale. Mais ce patron d’origine algérienne est aussi un homme de réseaux qui cultive un épais carnet d’adresses, à la confluence de la politique (il est proche de centristes comme Pierre Méhaignerie) et du business.

«Il se voit plus comme un industriel que comme un politique. Il est d'ailleurs commissaire à titre bénévole et ne se considère pas comme membre du gouvernement», confie un proche. Son nom a circulé en mars pour remplacer Anne Lauvergeon à la tête du géant nucléaire Areva. Au grand dam du petit monde de l'énergie, agacé par son ambition supposée.

Intime. Sa carrière a décollé en 1991 lorsqu'il a repris le groupe CS, concepteur de systèmes militaires sensibles. Cette spécialité lui vaudra une mise en examen pour exportations prohibées vers l'Angola, dont il sera blanchi par un non-lieu en 2004. Il connaît bien l'avionneur Serge Dassault, en quête d'un repreneur pour l'usine Altis implantée dans sa ville de Corbeil. C'est «un ami de vingt-cinq ans», a précisé à la Tribune Jean-Pierre Bechter, l'ex-employé de Dassault à qui il a succédé à la mairie. En novembre 2009, Bechter annonce qu'il a trouvé un sauveur : Germain Djouhri, qui est surtout le fils d'Alexandre Djouhri, mystérieux

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