La crise avait commencé par l’immobilier et se poursuit par l’immobilier. Les ventes de logements anciens ont plongé de 27% en juillet (en corrigé des variations saisonnières) aux Etats-Unis. Les reventes de maisons, qui constituent l’essentiel du marché immobilier (surtout actuellement, car très peu de logements neufs sont construits), sont à leur plus bas niveau depuis 1995. Annoncé hier matin aux Etats-Unis, ce chiffre a fait plonger Wall Street à l’ouverture et la Bourse de Paris à la clôture (-1,75%).
Ce mauvais résultat était attendu, du fait de l'expiration, fin avril, d'un programme de crédits d'impôt pour les acheteurs. Mais il est encore pire que prévu. Il rappelle brutalement que la crise immobilière américaine est loin d'être terminée. Encore 1 million d'Américains perdront leur logement cette année, après 900 000 saisies l'an dernier, prédit RealtyTrac, spécialiste des chiffres de saisies aux Etats-Unis. Avant la crise de 2008, le rythme «naturel» du marché américain était plutôt de 100 000 saisies par an. Un emprunt immobilier sur sept est «délinquant», ou fait l'objet d'une procédure de saisie, indiquent également les chiffres de l'association américaine des établissements de crédit immobilier, soit le taux le plus élevé depuis 1979.
Les deux principales causes, explique la société d’analyse financière Moody’s, sont le chômage, qui reste anormalement élevé à 9,5% de la population active, et l’effondrement du marché de l’immobilier. Les prix des maisons




