Chris Viehbacher montre ses muscles. Le patron de Sanofi-Aventis s'est dit hier «préparé à toutes les options» pour racheter Genzyme. Soit une menace à peine voilée d'OPA hostile. De quoi remettre la pression sur le conseil d'administration de la biotech américaine qui avait rejeté quelques heures plus tôt «à l'unanimité» l'offre à 18,5 milliards de dollars (14,5 milliards d'euros) déposée la veille par le français, jugé trop pingre. Malgré ce refus, Viehbacher veut jouer la carte amicale jusqu'au bout : «Nous voulons montrer notre détermination et notre sérieux, sans être menaçants tout de suite», a-t-il précisé aux Echos.
Bref, Viehbacher souffle le chaud et le froid pour tenter de forcer Genzyme à négocier - ce qu’elle refuse depuis des semaines. Pour Sanofi, qui multiplie les rachats pour compenser l’expiration des brevets de ses médicaments vedettes (Plavix, Eloxatine, etc.), la firme de Cambridge, près de Boston, est une cible idéale. Le français doit combler son retard dans les biotechs, plus difficiles à copier que les médicaments chimiques. Un domaine où Genzyme s’est illustrée grâce à des traitements de niche (maladies rares, cancer) vendus très cher.
Cerveaux. Viehbacher voudrait conclure en douceur pour éviter une fuite des cerveaux. Fondée en 1981, Genzyme a gardé un esprit start-up, à mille lieux de la culture rigide du mastodonte Sanofi. Son emblématique PDG et fondateur, Henri Termeer (il s'est lancé dans les




