Tous les ans, la même histoire ou presque. La presse dévoile précocement les arbitrages gouvernementaux pour contenir le déficit de la Sécurité sociale (avec la mesure phare du relèvement du forfait hospitalier en 2009). Et le gouvernement assure qu'il ne s'agit que de «pistes», que rien n'est définitif. Puis, in fine, quelques semaines plus tard, les mesures sont finalement avalisées dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Après la «fuite» des Echos, hier, sur un plan d'économies de 2,5 milliards d'euros pour contenir le déficit de la branche maladie, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, s'est donc refusée à commenter «des pistes de travail non arbitrées»… Elles seront présentées «dans les jours prochains». Décryptage de ce énième colmatage du système de santé français.
QUEL EST L’OBJECTIF DU PLAN ?
Ce plan ne vise pas à réduire le colossal déficit de l’assurance maladie. Juste à le contenir. Il devrait rester au-dessus des 12 milliards d’euros en 2011, après 11,6 milliards en 2010. Avant l’été, l’assurance maladie avait suggéré des pistes pour économiser 2,2 milliards d’euros en 2011. Et respecter le cap fixé par Nicolas Sarkozy. Soit un rythme de progression de la dépense qui ne dépasse pas 2,9% en 2011, alors qu’il s’était établi entre 3 et 4% ces dernières années. Si l’essentiel du trou actuel s’explique par la stagnation des recettes sociales en période de crise, le gouvernement ne manquera pas




