Menu
Libération
Analyse

Les grandes enseignes jouent les ingénues

Réservé aux abonnés

Les clients occidentaux s’abritent derrière leurs chartes ou la fin récente de leur relation avec KPR.

Publié le 18/09/2010 à 0h00

Comment réagissent les grandes marques qui sous-traitent auprès de KPR une partie de leur production textile ? Que répondent-elles face aux nombreuses violations de droits humains constatées par Libération ? Si l'enseigne Kiabi se contente d'assurer «ne plus y travailler depuis six mois», d'autres firmes tentent de se justifier.

Carrefour «La dernière commande en janvier»

«KPR est historiquement un fournisseur important, explique le numéro 2 mondial de la distribution. Mais nous avons progressivement réduit nos commandes.» A la suite d'une visite d'usine fin janvier, avec la Fédération internationale des droits de l'homme - son partenaire depuis treize ans -, Carrefour a même décidé de «cesser de s'approvisionner» chez KPR. «Nous avons passé une dernière commande en janvier, juste avant l'audit», nuance Pierre-Alexandre Teulié, chargé du développement durable. A partir de quand le groupe n'aura-t-il plus affaire à KPR ? Nos demandes sont restées sans réponse. Carrefour se targue d'avoir dix-sept années d'expérience dans la pratique d'audits sociaux. Pourquoi, alors, avoir mis plus de cinq ans à réaliser que les ouvrières de KPR sont confinées à l'intérieur de leur usine ? «Vous rentrez dans le culturel, esquive Teulié. On dit aux filles de venir se faire une dot. Elles ne sortent pas sans être chaperonnées. Culturellement, je peux entendre ce raisonnement.»

Décathlon «Il y a une salle de ciné…»

«Ce qui nous a plu chez KPR, c'est son projet pédagogique et la dimension de progrès social, dit F

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique