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Libération
Reportage

A Grenoble, le défi de batteries made in France

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Les chercheurs du Commissariat à l’énergie atomique veulent briser le monopole asiatique.

ParYann Philippin
(à Grenoble)
Publié le 30/09/2010 à 0h00

On dirait une imprimerie de presse. Sauf que cette minirotative dépose des poudres de nanoparticules moins épaisses qu’un cheveu sur du papier alumium. Une fois enroulées dans un cylindre de métal, ces cellules de batterie sont remplies d’un liquide au lithium par des hommes en scaphandre bleu au total look cosmonaute, isolés dans une «salle blanche» où l’humidité et les poussières, ennemis jurés du lithium, ont été quasiment bannies de l’air ambiant.

Coût. Bienvenue au Liten, le dernier-né des labos du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de Grenoble. Depuis un an, près de 200 chercheurs tentent de relever un défi : mettre au point une nouvelle génération de batteries afin de casser le quasi-monopole des Asiatiques. «La première génération de batteries est japonaise. La seconde sera française», lance le directeur du Liten, Didier Marsacq. Un enjeu crucial. «C'est là qu'est l'intelligence et la valeur de la voiture électrique. S'ils ne maîtrisaient pas cette technologie, ils deviendraient de simples assembleurs», explique le patron du CEA de Grenoble, Jean Therme.

Son objectif : doubler l'autonomie des voitures électriques d'ici à 2015 (300 km au lieu de 150) et réduire le coût des batteries. Ambitieux ? «C'est réaliste, et c'est déjà la feuille de route des Coréens et des Japonais. La concurrence est rude», balaye la responsable du projet, Florence Mattera. Pour y parvenir, elle a embauché 100 chercheurs cette année et dépensé 20

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