Le soleil se lève à peine sur le bourg de Brumath (Bas-Rhin). Cravaté de frais, Didier Dieudonné sort de sa maison et débranche le câble électrique relié à sa voiture. «Le câble se salit, surtout sous la pluie. Pour préserver mes costumes, j'ai appris à mettre une caisse dans le coffre pour le ranger et un chiffon pour l'essuyer», sourit-il.
Malgré ce petit souci, le directeur adjoint du port autonome de Strasbourg est devenu accro à sa Prius rechargeable. La dernière hybride de Toyota, qui sera commercialisée en 2012, permet de rouler 21 km en mode électrique, soit exactement la distance qui le sépare de son bureau. «On se prend vite au jeu en adoptant une écoconduite pour ménager la batterie. J'anticipe les freinages et je ne colle pas les voitures», ajoute-t-il sur l'autoroute qui le mène à Strasbourg.
Didier Dieudonné est l’un des cobayes d’une expérience unique en Europe, lancée, fin avril, par Toyota, EDF et la communauté urbaine de Strasbourg (CUS). L’idée : tester la voiture électrique grandeur nature pendant trois ans. EDF s’est chargé d’installer les bornes de recharge chez les entreprises et collectivités locales qui ont loué 80 Prius, au domicile des salariés concernés, et dans neuf parkings publics.
Des petites boîtes apparemment banales, mais bardées de technologie, capables de dialoguer avec la voiture et le réseau. L'électricien peut identifier chaque véhicule, quel que soit l'endroit où il se branche. Ce qui pourrait permettre de décompter cha




