Christian Estrosi doit de nouveau jouer au pompier dans l'affaire Molex. Le ministre de l'Industrie a «demandé», hier matin, à Renault et à PSA de «cesser toute commande» pour qu'il «n'y ait plus le moindre échange commercial» avecl'équipementier automobile américain. Molex venait d'annoncer des profits records et une hausse de 14,8% du dividende versé à ses actionnaires, alors même qu'il a cessé de financer le plan social de son usine de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), fermée l'an dernier après onze mois de lutte des 283 salariés. «C'est inadmissible, c'est scandaleux», s'est indigné Estrosi.
Pas de quoi affoler la firme américaine, qui dénonce l'«approche très agressive» de la France. Renaultn'a «aucune activité significative en direct avec Molex», dit un porte-parole. Selon nos informations, les commandes de Renault sont même quasi-nulles. De son côté, PSA se dit «très attentif au respect des lois sociales en France par nos fournisseurs», mais se garde de promettre quoi que ce soit.
«Dégueulasse». Ce sera d'autant plus difficile que PSA ne traite pas directement avec l'américain, qui est le fournisseur de deux de ses sous-traitants. «Arrêter du jour au lendemain avec [Molex] nécessiterait des investissements très lourds et un certain délai», précise une porte-parole. Sans oublier les risques liés à une éventuelle rupture abusive de contrat. «Cela nécessite une étude juridique pour les con




