Menu
Libération
Récit

Un 7e jour pas de tout repos

Réservé aux abonnés

Malgré les vacances, la mobilisation est restée honorable hier.

ParCatherine Maussion
(à Paris)
Gilbert Laval
(à Toulouse)
Alice Géraud
(à Lyon)
Publié le 29/10/2010 à 0h00

Drôle de cortège à Paris, avec ses gros amas sonores de cheminots CGT ou de camionneurs CFDT, sa troupe sautillante de lycéens toutes étiquettes (Fidl, UNL) confondues et ses groupuscules indénombrables, comme Marie-Laure, Nadège et Jean-Luc, venus avec leur pancarte FO du Carrefour de Claye-Souilly. Curieux défilé tout en accordéon où ils étaient 170 000 selon les syndicats (31 000 selon la police). A 17 heures, ceux de SUD Solidaires n'ont pas encore décollé de la Place de la République que l'avant-garde du cortège, CGT en tête, est arrivée au but trois heures plus tôt… Du monde ? Jean-Paul, ingénieur chez Sagem, à Argenteuil, dit qu'ils sont venus à 20 seulement «à cause des vacances». Ils étaient 60 à la première manif. «Mais je vois beaucoup de petites boîtes du privé : eux ont pris sur leurs vacances», dit-il presque admiratif. N'Guyen, assistante maternelle à la crèche de Rueil-Malmaison, 44 ans, quatre enfants, est venue seule avec sa pancarte «arthrose, lombalgies, hernies discales…». «Comment est-ce possible de faire travailler les femmes jusqu'à 67 ans», clame-t-elle. Manifestation sans incidents, mais la police a quand même procédé à 150 interpellations pour «vérification d'identité» vers 20 heures.

A Lyon, clin d'œil à l'affaire des policiers déguisés en militants CGT lors de la précédente journée d'action : des manifestants paradent autour du cortège en arborant à leurs blous

Dans la même rubrique