Ce qui est bon pour les Etats-Unis est bon pour le reste du monde. Barack Obama ne le dit pas tout à fait aussi crûment, mais c'est bien sûr cette ligne qu'il a abordé au sommet de Séoul. «Une reprise forte qui génère des emplois, des revenus et de la consommation est la plus importante contribution que les Etats-Unis peuvent faire à la reprise mondiale», a-t-il formulé, plus diplomatiquement, dans sa lettre à ses partenaires du G20. Tout en rappelant que la Réserve fédérale (Fed) est «indépendante», la Maison Blanche défend sa récente décision d'injecter 600 milliards de dollars (440 milliards d'euros) de liquidités supplémentaires dans l'économie américaine et mondiale. Les Allemands, Chinois ou Brésiliens, qui hurlent à la «manipulation du dollar», se trompent, ou sont eux-mêmes «des hypocrites», plaide-t-on à Washington : cette mesure est bonne pour l'économie américaine, donc bonne pour le monde. «Si le dollar baisse [effet attendu si la Fed imprime ces 600 milliards de dollars supplémentaires, ndlr], cela n'aura pas que des effets négatifs pour les Européens, souligne Daniel Hamilton, directeur du Centre des relations transatlantiques à l'université John Hopkins. Cela fait aussi baisser les prix des importations européennes d'énergie qui sont libellées en dollars.»
Sabre. L'annonce de la Fed peut aussi se comprendre comme «faisant partie des mouvements de sabre lors d'une négociation,




