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Enquête

Le TGV américain avec les quatre fers en l’air

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Les gouverneurs républicains, récemment élus, veulent défaire la politique d’Obama en faveur des lignes à grande vitesse.

ParFabrice Rousselot
De notre correspondant à New York
Publié le 15/11/2010 à 0h00

Le tout nouveau gouverneur de l'Ohio, John Kasich, n'a pas perdu de temps. Deux jours après son élection, le 2 novembre, le républicain a demandé l'arrêt de toutes les études en cours sur le projet de train à grande vitesse entre Cincinnati, Cleveland et Columbus. «Avec John, le train est mort et aucun dollar ne sera plus dépensé dans cette affaire», a précisé son porte-parole dans un journal local, à l'adresse de ceux qui n'avaient pas compris le message. Dans le Wisconsin tout proche, Scott Walker, un autre gouverneur républicain victorieux, a annoncé la même nouvelle quasi à l'unisson. Il a pris sa plus belle plume pour demander «de tout suspendre concernant le train à grande vitesse».

Au lendemain de la défaite cinglante de Barack Obama aux élections de mi-mandat, le TGV pourrait être l'une des premières victimes de la vague républicaine qui a déferlé sur les Etats-Unis. Partout dans le pays, de nouveaux élus de droite - gouverneurs et élus à la Chambre des représentants - font ainsi part de leur opposition aux divers projets existants pour déployer des lignes ferroviaires à grande vitesse et appellent à l'arrêt des travaux déjà entamés par les administrations démocrates ou à la reconsidération de nombreux programmes. Tous ont fait campagne sur le thème du niveau massif de l'endettement américain et contre les «dépenses irresponsables» de l'Etat fédéral.

«Une folie». A lui seul, le Président avait relancé ce débat vieux de trente

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