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Libération

L’Energie du désespoir pour les écolos

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Remaniement . Le passage du secteur dans le giron du ministère de l’Economie perturbe industriels et militants.

Publié le 16/11/2010 à 0h00

Dans un secteur de l'énergie concentrant tant de sujets stratégiques, de l'avenir du nucléaire aux négociations sur le climat, le départ de celui qui était le ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo, et le rattachement du dossier à Bercy (Eric Besson sous l'autorité de Christine Lagarde) provoquait hier un flottement chez tous les acteurs concernés. D'autant que Besson s'est positionné d'emblée comme un «défenseur intransigeant» du nucléaire civil.

Filière nucléaire. Ce dossier est en suspens depuis la nomination, il y a un an, d'Henri Proglio à la tête d'EDF sous la pression de… Jean-Louis Borloo. Proglio avait pris ses fonctions avec le mandat de regrouper la filière sous sa houlette et de pousser dehors la patronne d'Areva. Il n'y est pas encore parvenu. La rumeur donne Anne Lauvergeon non reconduite en juin quand son mandat s'achèvera, mais celle-ci a montré qu'elle avait des ressources. Parviendra-t-elle à boucler son augmentation de capital d'ici à la fin de l'année comme elle en a le projet ? Une réunion prévue ce matin sur le sujet a été reportée, preuve que la bataille est dure avec EDF, qui s'oppose à l'entrée du japonais Mitsubishi. Dans ce contexte, Lauvergeon ne peut que se réjouir de passer sous la tutelle de Bercy et de... sa grande copine, Christine Lagarde.

Climat. Du côté des ONG environnementales, le retour de l'énergie à Bercy est un très «mauvais signal», comme le dit Nicolas Hulot, «quelque chose de t

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