Un ministre français, Bruno Le Maire, et un Comité national des pêches qui se «félicitent», des ONG déçues qui jugent le résultat «déplorable» : à première vue, la très légère baisse du quota de thon rouge pour 2011, adoptée samedi soir par la Cicta (1), marque la victoire des pêcheurs sur les écolos.
C'est une drôle de semaine de bluff et de coups de poker qui s'est déroulée dans un grand hôtel parisien du XIVe arrondissement, à l'abri des regards de la presse. Où les vraies négociations se déroulaient davantage dans les couloirs ou autour d'un café que dans les comités officiels. Un processus «pas très démocratique, qui laisse place à la diplomatie de bas étage», déplore Charles Braine, du WWF France, présent en tant qu'observateur.
En cours de semaine, un vote sur un moratoire de deux ans, proposé à la surprise générale par la Libye, échoue. Quant à la proposition, chère aux ONG, de sanctuariser des zones de reproduction, elle est balayée en une minute. Résultat : le quota pour 2011 diminue… très symboliquement, de 13 500 à 12 900 tonnes. «Ils ont préféré sauver la face plutôt que le thon rouge», commentait hier Rémi Parmentier, conseiller pour l'ONG environnementale américaine Pew, qui juge ce bilan «très maigre». Seul point de satisfaction, pour lui, le renforcement des mesures de contrôle, sous la pression du Japon. C'est que le premier consommateur mondial est de plus en plus inquiet pour le stock.
De son côté, Pari




