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Libération

Eric Besson à la défense de l’auto nationale

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Industrie . En visite hier dans une usine PSA, le ministre s’est montré satisfait de la situation des constructeurs.

Publié le 30/11/2010 à 0h00

«C'est vous qui réglez la hauteur ?» lance Eric Besson à un ouvrier juché sur une plate-forme où il pose des autocollants sur le toit des Citroën DS3. En visite hier à l'usine PSA de Poissy (Yvelines), le nouveau ministre de l'Industrie s'est montré très attentif aux conditions de travail des ouvriers. Il n'avait rien de spécial à annoncer, à part le rappel des aides accordées par l'Etat à la filière. Mais son style tout en diplomatie contraste avec les coups de gueule de son prédécesseur, Christian Estrosi.

Même la récente annonce du dégraissage de 3 000 emplois chez Renault, via des départs anticipés à la retraite, n'inspire à Besson qu'une indignation mesurée. «Le ministre en charge de ces questions, Xavier Bertrand, a dit ce que l'Etat devait en penser», c'est-à-dire du mal, puisque la retraite vient d'être repoussée à 62 ans. «Je suis ministre de l'Industrie, je suis evidemment totalement solidaire de la position du ministre des Affaires sociales, mais en même temps, ma responsabilité particulière, c'est de veiller au bon développement de deux nos principaux constructeurs», avec qui il veut travailler «main dans la main».

L'identité nationale des véhicules produits par Renault et PSA ne l'affole pas. Délocalisation oblige, leur production en France a pourtant fondu de moitié en dix ans, ce qui a supprimé des dizaines de milliers d'emplois. «Avant d'être inquiet, je veux d'abord constater et me réjouir», réplique Besson. Il y a la chute modér

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