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Portrait

Le nouveau combat d’un agitateur tout-terrain

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Du football au cinéma, l’ancienne star de Manchester vit sa carrière sur le mode du défi permanent.

Publié le 04/12/2010 à 0h00

Le 7. C'est le jour de décembre où Eric Cantona ira à la banque pour, peut-être, «faire écrouler le système bancaire». C'est ce même chiffre qui figurait au dos du maillot rouge de Manchester United, entre 1992 et 1997, et qui lui valut une renommée mondiale. Plutôt qu'une superstition de vestiaire, on peut y voir un certain sens de la continuité.

Sacré «meilleur joueur du siècle de Manchester United», et en même temps exclu de l'équipe de France pour avoir dit ses quatre vérités à Henri Michel (traité de «sac à merde»), il arrête sa carrière à 30 ans en pleine gloire et n'entendra plus les chants que lui dédient les 80 000 supporters du club. «La vérité, c'est que ça fait peur. Mais si on ne ressent plus cette peur, ce n'est plus la peine de faire ce métier. Quand j'étais gamin, la finale de la Coupe de Provence, c'était déjà la même chose. Un truc énorme à côté duquel rien n'avait d'importance à nos yeux.»

«Pas de couilles, pas d'entrailles». L'une de ses craintes est de devenir un de ces footballeurs retraités, appointés par les chaînes pour commenter les matchs. Il devient acteur, ce qui surprend tout le monde sauf certains joueurs de l'OM qui se souviennent qu'il enchaînait parfois entraînements et cours de théâtre. Depuis douze ans, Canto l'acteur multiplie donc les tournages, avec cette même défiance qu'il affichait sur les terrains. «Certains, dans le milieu, ont des a priori, surtout les petits» confiait-il à Li

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