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Enquête

Vider ses comptes ? N’y comptez pas…

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Retirer son propre argent au guichet s’avère souvent difficile. Et payant…

Publié le 04/12/2010 à 0h00

Faire sauter la banque. Si tout le monde y met du sien, le compte est (presque) bon. Résumons : 98 % des ménages sont bancarisés (1), le taux le plus élevé d’Europe. Chaque Français a son livret A. Sans compter les LDD (livrets de développement durable) ou les CEL (comptes épargne-logement). Et tous ces livrets sont bien garnis. L’info se trouve sur le site de la Banque de France, gardienne de la monnaie (à l’euro près). 269 milliards d’euros stationnaient fin septembre 2010 sur les comptes courants et 167 milliards d’euros sur les seuls livrets A. Tous livrets confondus, la tirelire se chiffre à 510 milliards d’euros.

Bombe. C'est donc une petite bombe de 779 milliards d'euros qui se trouve prête à exploser si le mot d'ordre de Cantona est suivi. Mais a-t-il une chance de connaître, mardi, ne serait-ce qu'un début d'exécution ? Sur le plan pratique, retirer les crédits de son compte courant est un parcours semé d'obstacles. Exemple, cet avertissement placardé sur la porte de la BNP, place de la République à Paris : «Le personnel ne détient pas d'espèces !»Bis repetita, quelques mètres plus loin, sur la vitrine de l'agence LCL. Ceci pour décourager les hold-up. Autre complication, l'argent ne peut être retiré que dans une agence qui a une caisse : «Faites vous livrer à l'agence de la rue de Charonne ou de la rue de Turenne», conseille la préposée à l'accueil à la BNP. Mais «ne demandez pas plus de 460 euros !» Pour de plus

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