Ala façon de son père, Mark Madoff, 46 ans, a eu un dernier geste princier. Juste avant de se donner la mort, vendredi, il a remis une enveloppe contenant 400 dollars et une carte de vœux en forme de pingouin aux gardiens du parking où il garait sa Range Rover. Quelques heures plus tard, peu avant 7 h 30 samedi, le fils de Bernard Madoff a été retrouvé pendu dans son loft de Soho, à New York. Il était seul dans l’appartement avec son fils de 2 ans qui dormait à côté. Son dernier égard pour son bébé aura été d’alerter sa femme par mail, qui était en vacances à Disney World avec leur aînée de 4 ans, demandant que quelqu’un vienne s’occuper de l’enfant.
Deux ans jour pour jour après l'arrestation de Bernard Madoff, ce suicide vient rappeler que la plus grande escroquerie de l'histoire de Wall Street est aussi un drame familial digne d'Eschyle. Mark Madoff, comme son frère Andrew, de deux ans son cadet, devait tout à son père : sitôt après l'université, les deux frères ont travaillé pour la société d'investissements de Bernard Madoff qui, en 2008, s'est avérée n'être qu'une gigantesque «pyramide de Ponzi». Elle rémunérait ses clients avec les contributions des nouveaux investisseurs lui confiant leur argent. Mark et son frère ont fait toute leur carrière dans la société Madoff, où ils étaient codirecteurs du trading. Jusqu'à l'arrestation de leur père, ils ont très largement profité des profits faramineux que dégageait le fonds. Mark a «indûment reçu au moins 66,8 millions de




