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UE : Berlin refuse encore le jeu du solidaire

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Crise. L’Allemagne, poussée par ses PME, reste opposée à la création d’obligations européennes.

Publié le 13/12/2010 à 0h00

Décidément, la récente proposition de Jean-Claude Juncker et de Giulio Tremonti d’émettre des «E-bonds» (obligations européennes) pour sortir l’Europe de la crise n’en finit pas de provoquer des réactions. La dernière vient d’Allemagne. Hier, les représentants de la Mittelstand, les petites et moyennes entreprises qui représentent le fer de lance de l’économie allemande, ont appelé Berlin et Bruxelles à résister aux appels des deux ministres des Finances luxembourgeois et italien.

Dans une lettre ouverte adressée à la chancelière allemande, la Mittelstand, qui compte 200 000 entreprises dans le pays, appuie la position défendue par Angela Merkel à l'approche d'un crucial sommet européen prévu jeudi et vendredi à Bruxelles. «S'il vous plaît, évitez que les fonds de secours et de garanties ne remplacent le principe de la responsabilité financière», ajoute la lettre.

Jusqu’ici, les dirigeants européens comptaient, au cours du sommet de la fin de la semaine, accélérer leurs efforts pour doter la zone euro d’un fonds de secours permanent en cas de crise. Ils risquent de consacrer l’essentiel de leurs discussions aux propositions du duo Juncker-Tremonti.

Il y a un peu plus d'une semaine, les deux hommes signaient une tribune dans le Financial Times appelant l'Europe à faire preuve de son engagement politique en faveur de l'union monétaire. Comment ? En émettant (en son nom) des titres de dette. L'Union a d'ailleurs déjà fait un pas dans ce sens, en créant l

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