Menu
Libération

Apple et ses applications accusés de jouer les cafteurs

Réservé aux abonnés

Smartphone . Des données privées sont transmises aux publicitaires.

ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 30/12/2010 à 0h00

Vous êtes en train d’écouter un opéra sur votre iPhone, vous vous abandonnez à la musique… et votre téléphone s’occupe du reste : il informe les régies publicitaires de votre nom, âge, sexe, numéro de téléphone et de l’endroit où vous vous trouvez. A elles de contacter le théâtre lyrique le plus proche qui pourrait vous intéresser. Nos smartphones savent tout de nous, ou presque, et ils ont du mal à garder leurs secrets, ont révélé ces derniers mois les travaux de plusieurs experts et journalistes, qui viennent de déboucher sur une plainte en nom collectif contre Apple et plusieurs éditeurs d’applications.

Sur 101 applications récemment testées par le Wall Street Journal (plusieurs centaines de milliers sont en circulation), 56 ont transmis les coordonnées du téléphone utilisé à des compagnies tierces sans prévenir l'usager. Et 47 ont fourni la localisation des téléphones.

Pandora, une application pour iPhone et Android (le système d’exploitation pour mobile développé par Google) qui aide les mélomanes à retrouver leurs musiques préférées, transmet ainsi à plusieurs réseaux publicitaires l’identité du téléphone utilisé, sa localisation, l’âge et le sexe de son propriétaire. Grindr, une application pour les hommes en quête d’hommes, a aussi transmis à trois régies les coordonnées des téléphones de ses clients ainsi que leur localisation.

Apple et les éditeurs de ces applications violent ainsi la confidentialité promise à leurs usagers, dénonce la plainte en nom collecti

Dans la même rubrique