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Les Allemands moins fans de leur fisc que Sarkozy

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Publié le 10/01/2011 à 0h00

L'idée lancée par Nicolas Sarkozy de rapprocher le système fiscal français de l'allemand fait bien rire Axel Pestke, avocat fiscaliste et secrétaire général de la Fédération allemande des conseillers fiscaux : «Quand j'ai entendu cela, j'ai été vraiment très surpris. J'avoue ne pas bien comprendre. Notre système est extrêmement compliqué, rempli de niches, de paragraphes et de règlements multiples souvent contradictoires et difficiles à interpréter, même par les tribunaux. Je ne vois donc pas en quoi la France aurait avantage à s'aligner sur le système allemand. Je dirais même que c'est l'inverse qui devrait être le cas», affirme-t-il, en rappelant que le taux plancher de l'impôt sur le revenu allemand est de 14% (5,5% en France) et le taux plafond de 42 à 45% (41%). En fait, seule l'imposition du patrimoine est plus intéressante outre-Rhin : il n'y a pas d'impôt sur la fortune et, en cas de donation ou de succession, les sommes non imposables sont nettement plus élevées qu'en France.

«Les impôts en Allemagne, c'est l'enfer. Pour un simple particulier, le système français, en comparaison, c'est le paradis», confirme Eric, auteur et traducteur français installé à Berlin et qui paye ses impôts outre-Rhin depuis trois ans : «Il n'y a pas ici d'abattement forfaitaire de 10%. Cela veut dire que tout se fait en frais réels et que je passe ma vie à collecter les factures. Mon conseiller fiscal m'a dit : "Ramassez tout, c'est toujours étonnant de voir ce que l'o

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