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Sarkozy rencontre Obama chez le roi dollar

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Monnaies. Les présidents français et américain se sont entretenus, hier à Washington, des priorités du G20.

ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 11/01/2011 à 0h00

Barack Obama s'est encore montré un hôte parfait hier, assurant n'avoir pas de «plus fort allié» que son «ami», le «leader mondial» Nicolas Sarkozy. Le président français, qui était venu présenter à la Maison Blanche les priorités de sa prochaine présidence du G20, a rendu la politesse, assurant que France et Etats-Unis vont travailler de concert pour «faire des propositions qui aillent dans le même sens». Il a ajouté connaître «le rôle du dollar comme monnaie principale dans le monde». La précision était importante après les déclarations des dirigeants français sur la nécessité de réformer le système monétaire international, interprétées aux Etats-Unis comme une nouvelle attaque contre le «roi dollar».

Au-delà de ces déclarations très générales, ni Obama ni Sarkozy n'ont d'ailleurs précisé en quoi les positions françaises et américaines pourraient se rapprocher. A lire la presse d'outre-Atlantique hier, qui cette fois encore ne faisait pratiquement pas état de la visite du président de la République à Washington, mais se préoccupait plutôt des faiblesses de l'euro, on croirait à un dialogue de sourds, la France se souciant du dollar et les Etats-Unis… de l'euro. «Renoncer aux "privilèges exorbitants" que confère une monnaie de réserve, comme disait Jacques Rueff [haut fonctionnaire français, ndlr], est certainement la dernière des choses que souhaite l'establishment américain», rappelle James Grant, éditeur du Grant's

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