Les douze travaux d’Hercule, l’un des épisodes les plus célèbres de la mythologie grecque, sont peu de chose comparés à ceux de Nicolas Sarkozy. Le chef de l’Etat, qui préside le forum du G20 et du G8 depuis la fin du sommet de Séoul, le 12 novembre, dispose d’une année pour changer la face du monde. Ni plus ni moins. Hier, lors de sa troisième grande conférence de presse à l’Elysée depuis son arrivé au pouvoir, il a dessiné à grands traits, une heure durant, la feuille de route de cette nouvelle étape de son quinquennat.
«Humilité». La mise en chantier a de quoi impressionner : nouvel ordre monétaire international, lutte contre la volatilité des prix des matières premières agricoles et énergétiques, financements innovants à destination des pays en développement, réforme du Fonds monétaire international (FMI), réforme du système financier international, établissement d'un nouveau socle social universel… Autant de dossiers qui dessinent une nouvelle gouvernance mondiale. Bien sûr, Sarkozy n'a pas manqué d'anticiper les critiques de ceux qui seraient prompts à lui rétorquer «nous avons déjà entendu cette musique». Et le chef de l'Etat d'expliquer hier : «La France aborde cette présidence avec beaucoup d'humilité, et en même temps d'ambitions.»
Pour le Président, l'ambition se résume dans cette phrase : «J'espère que, cheminant, nous pourrons avoir, sur les matières premières, la monnaie, les financements innovants, les infrastructures, l'application




