Le premier épisode du nouveau feuilleton EADS s’est joué hier à Berlin. A l’issue du Conseil des ministres, Angela Merkel s’est réunie avec ses ministres de l’Economie et des Affaires étrangères afin d’évoquer la manière dont l’Allemagne pourrait conserver le même niveau de contrôle que la France dans l’actionnariat du géant aéronautique EADS. Ce souci est permanent depuis la création du groupe en 2000. Mais il a refait surface la semaine dernière quand le groupe automobile Daimler, qui possède 15% d’EADS et dispose de 22,5% des droits de vote (à parité avec le français Lagardère allié à l’Etat français), a fait savoir qu’il voulait sortir du capital d’EADS.
«Politique». Cette annonce oblige Berlin à trouver un actionnaire de rechange à brève échéance, sous peine de perdre le contrôle de l'entreprise au profit des Français : «Nous voulons maintenir l'équilibre entre la France et l'Allemagne», a déclaré le ministre de l'Economie, Rainer Brüderle, au sortir d'une réunion présentée comme un simple «brainstorming», en précisant préférer «une solution privée» plutôt qu'une entrée de l'Etat au capital d'EADS. En 2006, Daimler a déjà cédé 7,5% de sa part dans EADS à un consortium de banques et de Länder allemands, qui ne se sont engagés à «porter» ces titres que jusqu'en 2013. «Le bilan de la présence de Daimler chez EADS n'est pas formidable, juge Ferdinand Dudenhöffer, directeur du Centre de recherche sur l'industrie automobile




