Retournement de situation dans l'affaire d'espionnage de Renault. Deux «enquêteurs» du service de sécurité du constructeur, en charge des investigations internes qui ont conduit au licenciement de trois cadres, ont été placés en garde à vue vendredi, en milieu de journée, à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), comme l'a révélé Francesoir.fr. Dominique Gevrey et Marc Tixador, qui œuvraient à la sûreté de Renault et qui l'ont poussé à déposer plainte le 13 janvier pour «espionnage industriel, corruption, abus de confiance, vol et recel», sont désormais suspectés «d'escroquerie en bande organisée» par le procureur de la République de Paris, qui chapeaute l'enquête préliminaire confiée à la DCRI.
«Pince à sucre». Une source proche du dossier a précisé à Libération que «c'est le départ imminent en Afrique de M. Gevrey, suivi vendredi midi jusqu'à l'aéroport de Roissy, qui a précipité son arrestation». Voyage d'affaires ou d'agrément, risque de fuite ? De source proche de la direction du constructeur, on affirmait vendredi que l'intéressé n'avait pas posé de congés et que nul voyage d'affaires n'était inscrit à son agenda professionnel… Ce qui accréditerait la thèse d'une éventuelle tentative de fuite. Les policiers ont prévenu le procureur de «l'embarquement prévu par M. Gevrey à destination de Conakry», lequel, dans le doute, a ordonné l'interpellation du suspect, et par conséquent celle de son coll




