La catastrophe du vol AF447 Rio-Paris va peut-être enfin dévoiler ses mystères. Les sous-marins Remus ont retrouvé, samedi, l'épave de l'Airbus A330 d'Air France, dont le crash avait fait 228 morts le 1er juin 2009 dans l'Atlantique, au large du Brésil. Le site est situé, selon nos informations, à moins de 10 miles nautiques (18,5 kilomètres) de la dernière position connue de l'appareil. Cette plaine sous-marine abrite, à 3 900 mètres de profondeur, un grand nombre de débris, concentrés dans un rectangle d'environ 600 sur 200 mètres : moteurs, trains d'atterrissage, voilure. Ainsi que des éléments de fuselage dans lesquels ont été retrouvés des corps, parfois encore attachés à leur siège. «Il y a des identifications possibles», a indiqué hier la ministre des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet. L'Etat va lancer et financer une nouvelle opération pour remonter à la surface les morceaux de l'avion et les corps. Elle devrait débuter «d'ici trois semaines, un mois», a précisé la ministre.
«Insatisfait». Les sous-marins ont déjà pris 16 000 photos, dont certaines ont été diffusées hier. L'analyse des pièces pourrait donner de nouvelles indications, notamment confirmer la thèse du décrochage (perte de contrôle de l'appareil en vol). Mais cela ne suffira sans doute pas. Les enquêteurs vont concentrer leurs efforts sur la recherche des boîtes noires, indispensables pour connaître avec certitude les causes de la catastrophe. Le Bureau d




