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L’Oréal et son ex-PDG face à un nouveau scandale

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Affaires . Lindsay Owen-Jones est visé par une plainte pour abus de biens sociaux. Le groupe dénonce l’acharnement judiciaire du plaignant.

L'ex-directeur général de L'Oréal Lindsay Owen-Jones, le 9 mai 2007 à Paris. (© AFP Olivier Laban-Mattei)
Publié le 06/04/2011 à 0h00

L'Oréal vole au secours de son ex-patron. Le leader mondial des cosmétiques a démenti, hier, les accusations contre Lindsay Owen-Jones, qui a cédé le mois dernier la présidence du conseil d'administration à son successeur, Jean-Paul Agon. Comme l'a révélé 20 Minutes, trois plaintes accusant Owen-Jones et deux autres anciens dirigeants de «corruption», «abus de confiance», «abus de biens sociaux» et «blanchiment aggravé» ont été déposées vendredi au pôle financier du parquet de Paris. Janez Mercun, ancien distributeur de L'Oréal en Russie, y accuse le groupe (et son ex-PDG), d'avoir organisé dans ce pays un «marché gris» de distribution parallèle «avec le crime organisé», via plusieurs sociétés écran basées dans des paradis fiscaux. Lesquelles «avaient pour but de dissimuler l'évasion fiscale […] et surtout l'enrichissement personnel de certains dirigeants», écrit dans sa plainte l'avocat de Mercun, Frédérik-Karel Canoy. «Ces accusations sont inventées. Il nous attaque depuis dix ans et nous avons gagné tous les procès», proteste l'avocat de L'Oréal Georges Jourde.

Bataille. L'affaire commence à la fin des années 90. Janez Mercun, Slovène basé à Genève, s'estime lésé par le «marché gris» mis en place par L'Oréal en Russie, où il était le distributeur exclusif des produits du groupe. Il demande réparation en justice. A l'issue d'une longue bataille, il est finalement débouté le 17 octobre 2

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