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Libération

Le patron de Renault désamorce la fronde

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Automobile . Carlos Ghosn a balayé les interrogations des petits actionnaires et réaffirmé sa légitimité.

Publié le 30/04/2011 à 0h00

L

e samouraï Ghosn a terrassé ses faibles ennemis. Le patron de Renault a balayé, lors de l’assemblée générale de vendredi, la fronde lancée par de petits actionnaires suite à la vraie fausse affaire d’espionnage. Et a fait voter, dans une ambiance finalement très calme, ses résolutions avec des scores soviétiques.

Il n'y eut qu'un bref moment de frisson, lorsqu'un actionnaire lui demanda pourquoi il n'avait pas mis sa «démission en jeu», suscitant une salve d'applaudissements. «Le comité de la gouvernance a fait savoir au conseil d'administration […] qu'il n'y avait aucune raison de lui proposer la démission de son président», a répondu à la tribune l'administrateur Marc Ladreit de Lacharrière, Ghosn n'ayant pas daigné le faire lui même. «J'ai tout à fait confiance en vous monsieur le président. […] Il faut beaucoup de courage pour reconnaître ses erreurs», lancera peu après un autre actionnaire, comme pour consoler le patron.

Il faut dire que Renault avait mis le paquet pour anesthésier le public : grand show avec concept-cars dernier cri sur la scène, quizz interactif sur la voiture électrique («si vous pensez que c'est écologique, levez le carton blanc»), rappel des perspectives radieuses du plan «Drive the change 2016» et des réformes post-affaire d'espionnage. Et enfin vote d'un dividende de 30 centimes par action, après deux années de diète.

Ghosn a surtout eu l'intelligence de désamorcer la polémique sur sa plantureuse rémunération de

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