Huit hôtels ont reçu hier la très classieuse appellation «palace» : quatre à Paris, deux à Courchevel, l’un à Biarritz et un dernier à Saint-Jean-Cap-Ferrat. Avec polémique à la clé lancée par les malheureux recalés.
Pourquoi un label palace ?
C'était indispensable pour valoriser un secteur de l'hôtellerie de luxe en plein boom et maintenir le rang de la France dans une compétition internationale impitoyable, plaidaient les professionnels. D'où l'idée que l'Etat décerne officiellement cette appellation, jusqu'ici d'usage libre. Elle complète la récente création de la cinquième étoile (127 établissements) en distinguant les «hôtels d'exception», dont les chambres sont facturées de 500 à plusieurs milliers d'euros la nuit. Quatorze candidats ont été évalués par un organisme du ministère du Tourisme, puis par un jury qui en a rejeté six.
Pourquoi les résultats sont-ils contestés ?
Le patron du groupe Dorchester, qui a obtenu le label pour le Meurice et le Plaza, estime que le jury s'est «décrédibilisé» en recalant ses autres hôtels parisiens, «le Ritz, et surtout le George V».«Trouvez quelqu'un qui dise que le George V n'est pas bon !» a renchéri le consultant spécialisé Gabriel Matar, qui évoque carrément le «deuil» de l'appellation. Le souci vient du fait que le jury se prononce sur des critères subjectifs (caractère exceptionnel de l'établissement, excellence du service…) et ne motive pas ses choix. <




