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Quand l’Etat fait une grosse concession sur Tours-Bordeaux

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Le gouvernement a eu recours à un partenariat public-privé pour financer la ligne.

Publié le 09/05/2011 à 0h00

Ce devait être il y a six mois. Puis en janvier. Promis, en avril… Nous sommes le 9 mai, et le contrat de concession pour la construction de la LGV Tours-Bordeaux entre RFF, le propriétaire du réseau, et Vinci, le chef du consortium qui a remporté l'appel d'offres, n'est toujours pas signé. Et voilà que les collectivités locales se rebiffent… Les départements de la Dordogne, du Tarn-et-Garonne et des Hautes-Pyrénées refusent toujours de payer. Sur les 57 collectivités censées apporter 1,476 milliard d'euros, soit un petit quart du coût à l'origine, une petite dizaine renâclent. «C'est un peu normal, confie Martin Malvy, le président de la région Midi-Pyrénées… Après tout, c'est à l'Etat de payer, pas aux collectivités.» Ségolène Royal, qui dirige Poitou-Charentes, est plus radicale. Elle veut bien accorder un prêt, mais pas une subvention, puisque «la LGV est sous-traitée à une entreprise privée». Dans son sillage, beaucoup d'élus ont dans le collimateur le financement via un partenariat public-privé (PPP).

Consortium. Au moment de la désignation du gagnant - un consortium piloté par le groupe de BTP Vinci associé à Axa et à la Caisse des dépôts -, les superlatifs pleuvaient. Pensez, un PPP de 7,2 milliards d'euros - 7,8 milliards aujourd'hui. Soit «le plus important projet de concession d'infrastructure de transport en Europe», s'était félicité Réseau ferré de France (RFF). Le ton est moins conquérant aujourd'hui. «Le

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