Le buzz annonçait «la révolution». Depuis quelques jours, un tam-tam un peu envahissant sur Internet, relayé sur Twitter puis Facebook, et incarné par un site intitulé Larévolutiondumobile.com, prévenait de l'irruption d'un opérateur mobile avec de l'illimité à prix canon. Et il faut le reconnaître, Numéricable a créé un petit séisme en dévoilant son offre, hier.
Sa proposition, du mobile illimité à 24,90 euros par mois, enfonce toutes celles du secteur. Celles des opérateurs classiques - Orange, SFR ou Bouygues -, mais aussi celles des MVNO, les opérateurs mobiles virtuels c’est-à-dire sans réseau. D’ailleurs, Numéricable en est un, qui loue le sien à Bouygues Télécom.
Les concurrents ne se sont pas privés de réagir, soulignant discrètement les bémols limitant cette révolution. D’abord, le prix de 24,90 euros est réservé aux abonnés de Numéricable, soit à la télévision, soit à Internet (sinon, c’est le double). Et la facture couplée, Internet plus téléphone, s’élève à 54,80 euros minimum. Ce qui reste moitié moins cher que les offres des opérateurs classiques.
Comment fait Numéricable ? Un peu comme Ryanair ou EasyJet dans l’aérien, avec un service dépouillé et la facturation de suppléments : pas de mobile fourni, un seul abonnement par foyer, on paie 50 euros pour souscrire, 50 euros pour résilier, les appels sont limités à 99 correspondants par mois, les MMS absents du forfait et le surf sur Internet est ralenti, une fois dépassée la limite de 500 Mo.
N'empêche, aprè




