Dernière ligne droite pour Pierre-Henri Gourgeon. Le conseil d’administration d’Air France-KLM va se prononcer, demain, sur le renouvellement de son directeur général. De sources concordantes, le conseil doit proposer aux actionnaires de confier un nouveau mandat à Gourgeon, 65 ans, arrivé à la tête du groupe en janvier 2009 lorsque l’ancien patron Jean-Cyril Spinetta avait choisi de devenir simple président du conseil. L’assemblée générale devra ensuite valider ce choix le 8 juillet, ce qui ne devrait guère poser problème.
Le poste de ce polytechnicien issu des cabinets ministériels socialistes a suscité des vocations à droite. Mais l'Elysée lui a renouvelé sa confiance, à la fois pour ne pas déstabiliser l'entreprise et parce que l'Etat, premier actionnaire (à 15%) du groupe, pouvait difficilement imposer un candidat (il n'a que trois administrateurs sur quinze). Signe qu'il s'agit d'un choix de raison, Nicolas Sarkozy envisageait le mois dernier que le patron d'Air France-KLM ne rempile que pour un demi-mandat de deux ans (Libération du 18 avril). «Il aura un mandat complet», assurait vendredi un proche du dossier, qui ajoute que les deux hommes «ont trouvé un accord».
Risques. La continuité apparente masque en effet un changement profond de gouvernance. Tout d'abord, Pierre-Henri Gourgeon, qui concentrait tous les pouvoirs (il cumulait la direction générale du groupe avec celle d'Air France), va prendre du recul. Il va se doter d




