Choqués mais respectueux jusqu'au bout envers leur Managing Director, les administrateurs du FMI (qui représentent les Etats membres) ont attendu hier que la justice new-yorkaise confirme la détention de Dominique Strauss-Kahn avant de se réunir pour trancher sur son sort. «On va attendre ce que décide la justice à New York, car il faut tout de même respecter les procédures, confiait lundi matin un membre du conseil d'administration. Mais on est sans voix, totalement choqués. Il n'y a pas que la France aujourd'hui qui est touchée et qui se sent humiliée. Notre institution aussi est touchée et humiliée. Toute l'Europe va être touchée, car il nous faut quelqu'un de poids à la tête du FMI pour faire face à la question des dettes européennes.»
La seule chose que DSK pourrait encore faire pour épargner un peu l'institution qu'il dirigeait serait de démissionner, soulignait hier Arvind Subramanian, ancien économiste du FMI, aujourd'hui chercheur au Peterson Institute : «Cela faciliterait les choses. Sinon il y a trop d'incertitudes pour le FMI.» Depuis dimanche, l'intérim est assuré par le numéro 2 de l'organisation, l'Américain John Lipsky. Vu le précédent scandale, une liaison avec une subordonnée du Fonds, qui avait été miraculeusement étouffée en 2008, il est clair que Strauss-Kahn ne pourra certainement pas bénéficier d'une troisième chance au FMI. «On aurait certainement dû examiner de plus près l'affaire de 2008, soulignait hier u




