Opération ratée pour le BEA. Le Bureau d’enquêtes et d’analyses avait décidé d’avancer la publication des informations issues des boîtes noires du vol Rio-Paris pour mettre fin à la multiplication des fuites et des spéculations. La note de trois pages diffusée vendredi les a au contraire relancées.
Sondes. Car si le BEA raconte comment l'Airbus A330 d'Air France s'est crashé, il n'explique pas pourquoi. Les enquêteurs confirment simplement que tout a commencé par le givrage des sondes de mesure de vitesse. Et ajoutent que l'avion a décroché (chute libre) lorsque le pilote l'a fait se «cabrer». Une manœuvre aussitôt interprétée par certains comme une erreur de pilotage. Alors qu'il est trop tôt pour en être certain.
Au départ, en tout cas, l’équipage apparaît comme très professionnel. Le commandant de bord est parti se reposer à 1 h 59 du matin (c’est normal en croisière), laissant ses deux copilotes aux commandes. A 2 h 08, ils manœuvrent pour éviter un amas de nuages. Les turbulences augmentent malgré tout. L’équipage réduit la vitesse, conformément aux procédures.
A 2h10’07’’, c’est la panne d’au moins une des sondes Pitot. Il n’y a plus d’indications de vitesse fiables. Le pilote automatique et les systèmes de protection qui empêchent l’avion de décrocher se déconnectent. L’alarme de décrochage retentit deux fois. Le copilote aux commandes cabre, puis rétablit l’avion, dont l’inclinaison revient à un niveau proche de la normale. Mais la situation e




