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La nouvelle direction de Renault dos au mur

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Autos. Le constructeur a dévoilé, hier, des ventes en baisse de 8% sur les cinq premiers mois de l’année.

Publié le 02/06/2011 à 0h00

Les déboires s'accumulent pour Renault. Le groupe a enregistré le mois dernier un impressionnant plongeon de ses ventes en France : - 18,2% en mai sur un marché en hausse de 6,2%, selon les chiffres officiels publiés hier (1). Un gadin qui dure depuis trois mois. Au bout du compte, la marque au losange encaisse un recul de 8% depuis le 1er janvier.

Le constructeur assure qu'il ne s'agit pas d'un contrecoup de la vraie fausse affaire d'espionnage. Le directeur commercial France, Guillaume Josselin, évoque des «contraintes d'approvisionnement» qui l'empêchent de livrer malgré «un portefeuille de commandes à + 10%». Le problème toucherait en particulier les petits moteurs diesel. C'est ainsi que Renault justifie l'incroyable rabais (- 45%) consenti fin mai sur sa Clio Essence, dans l'espoir de détourner les clients des versions diesel. La marque a également souffert de la dégringolade de sa filiale à bas coûts Dacia (- 37% en mai).

Un dernier facteur défavorable a joué. Spécialistes des petites voitures, les constructeurs français avaient été avantagés l’an dernier par la prime à la casse, le 31 décembre. Il y a donc eu un rattrapage logique au profit des marques étrangères, qui progressent de 16,6% depuis le début de l’année. Sauf que PSA Peugeot-Citroën a su limiter les dégâts (+ 5,7%).

Renault espère toutefois conserver une part de marché proche de celle de l’an dernier sur l’ensemble de l’année. Cela s’annonce difficile. Car ces mauvais chiffres il

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