Toujours pas d'accalmie sur le front de la bactérie tueuse E.coli. «Le nombre des nouvelles contaminations semble se stabiliser», a toutefois déclaré vendredi le professeur Reinhard Brunkhorst, responsable hospitalo-universitaire à Hanovre (nord de l'Allemagne), épicentre de l'épidémie. Un 18e décès a été constaté vendredi outre-Rhin, ce qui porte le bilan à 19 morts (dont un en Suède). Environ 2 000 personnes ont été infectées dans douze pays. Les dix Français touchés ont séjourné en Allemagne.
Pendant ce temps, le mystère de la bactérie mutante Eceh reste entier. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a affirmé vendredi que la souche était déjà connue. Ce qui contredit le diagnostic d'une équipe germano-chinoise, qui avait parlé de «nouvelle souche». Seule certitude : l'Eceh peut provoquer de graves complications rénales et intestinales. Elle est très résistante aux antibiotiques, et il n'y a pas de traitement connu.
L'enquête sur l'origine de la contamination est au point mort. La majorité des décès étant féminins, c'est «probablement quelque chose que les femmes préfèrent davantage que les hommes», a déclaré, sans rire, vendredi, une épidémiologiste de l'OMS. Un laboratoire européen de référence sur la bactérie, basé à Rome, indiquait peu après que les analyses n'ont apporté aucune preuve qu'un légume était à l'origine de l'épidémie. Et que «l'alarmisme envers la consommation des légumes est injustifié».
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