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Récit

La CGT révèle les sombres plans sociaux de PSA

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Une note confidentielle du constructeur prévoit la fermeture, en 2014, de l’usine d’Aulnay-sous-Bois qui emploie 3 500 personnes. La direction dément.

Publié le 10/06/2011 à 0h00

L'invitation était alléchante. La CGT promettait de révéler le «plan secret» du patron de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, sur «l'avenir des sites de production». De fait, c'est une vraie bombe qui a été lancée, hier à 11 heures, lors de la conférence de presse du syndicat. La CGT a dévoilé un document interne indiquant que la direction de PSA avait décidé de fermer, en 2014, l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où 3 500 salariés assemblent des Citroën C3. Et qu'elle envisageait de faire de même en 2015 avec le site de Hordain (Nord) et ses 2 600 emplois. Selon la CGT, la saignée sociale laisserait sur le carreau plus de 10 000 personnes rien qu'en Seine-Saint-Denis, en comptant les emplois induits.

Citadines. Le document «confidentiel», rédigé le 23 août 2010 par la direction industrielle de PSA, est une «note de synthèse» préparatoire à la réunion du comité de direction générale du 8 septembre. Il décrit, avec une franchise qui frise souvent le cynisme, les «leviers» envisagés pour «réduire de façon drastique» d'ici à 2020, le coût de fabrication des voitures. Et, en particulier, les citadines du «segment B» (dont la Citroën C3), des modèles à faible marge dont la production est déjà largement délocalisée par les concurrents.

La note indique que le comité de direction générale a décidé, dès janvier 2010, de sacrifier l'usine d'Aulnay. Afin de tenir compte du «calendrier élector

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